Il y a environs un an, je rentrais pour un de ces rares weekends que je m’octroyais en dehors de l’Angleterre. Mes parents avaient un dîner avec quelques amis et connaissances. Quelques heures avant le diner une personne appelle pour annoncer qu’elle malade. Mes parents me demandent alors de prendre sa place histoire de ne pas être 13 à table. C’est avec un peut de réticence que j’accepte (j’avais déjà un diner de prévu avec des amis). Je crois que c’est une des bonnes décisions que j’ai prises. C’est ce soir là que j’entends parler pour la première fois d’une possibilité de stage chez Bekaert. Ce Monsieur à cote de qui j’étais assis, après quelques questions bien placées, me propose donc d’aller le revoir un mois plus tard ce que je fais. Apres une sorte d’interview informelle il me dit qu’il me tiendra au courant pour la suite.
Ce n’est que bien plus tard, pendant la période d’examen je crois que je reçois un coup de fil matinal en m’annonçant que je pars en Chine, à Shanghai plus précisément.
Avant tout j’ai eu un énorme sentiment de joies ; j’allais enfin partir en Chine, je n’allais pas galérer pendant des mois pour trouver un boulot, et allai gagner de l’expérience tant sur le niveau personnel que professionnel. Ensuite un autre sentiment me traverse, en me retournant, je vois Rym qui dort à coté de moi ; ai ai ai, que faire ? Et oui, je suis finalement parti mais pas sans mal, on s’aime, elle me manque évidemment tous les jours et je lui manque aussi mais je crois que c’est un sacrifice à faire et de toute façon on se débrouillera pour être dans la même ville l’an prochain.
Maintenant ca fait un petit peut plus de six mois que mon aventure Shanghaienne à commencées et si il y a une chose que je peux dire c’est que je ne regrette pas mon choix. Ici, j’ai rencontré des gens formidables j’ai la chance de découvrir un petit peu plus une culture qui me semble parfois si simple mais parfois si compliquée.
Plus j’en apprends plus je me rends compte que mes connaissances de la Chine sont limitées. Ca me fait toujours sourire quand les gens à qui je parle de temps en temps sur internet ou lors de mon retour récent en Belgique me donnent leurs points de vue sur l’empire du milieu. Certains n’ont jamais mis les pieds en Chine mais m’en parle comme si ils y avaient vécu toute une vie. Oui, évidemment c’est un peu le sujet à la mode dans les journaux européens mais il faut le vivre pour s’en rendre compte. Moi-même je ne peux pas dire que je connaisse quoi que ce soit de la Chine… Peut être ais-je quelques connaissance de Shanghai mais pas de la Chine.
Il faut se rendre comptes que Shanghai est vraiment différents. Il y a quelques années les gens parlaient du rêve Américain, maintenant les chinois des provinces parlent probablement du rêves Shanghaien. Les gens y abondent et y viennent de toute la chine en espérant pouvoir y empocher un petit pécule qui servira à nourrir toute la famille pendant des années lors du retour dans le village natale. Malheureusement, ce rêve est souvent utopique et les paysans n’auront pas toujours droit à un permis de travail et doivent vivre dans la rue ou s’arranger avec des connaissances quelconques pour trouver une place dans un logement déjà surpeuplé.
Shanghai c’est aussi la ville du changement, depuis 1995 le critère c’est du changement tous les ans un grand changement tous les 3 ans. Pari réussis ! Il y a quelques jours un des manager de ma boite me racontai que quand il était petit il allait sur Pudong pour aller chasser le criquet maintenant j’imagine que les gens y viennent de toute la Chine (et du reste du monde) pour chasser les Renminbi. Les anciens ne doivent pas vraiment comprendre comment leurs enfants et petits-enfants vivent.
J’aime Shanghai avec ses petits cotés négatifs et ses grands cotés positifs, Shanghai c’est la ville du rêve, la vie du confort pour ceux qui peuvent se le permettre et la vie plus austères pour ceux qui ne le peuvent pas. Le décalage entre les uns et les autres est grand, plus grand que dans la majorité des pays, mais j’ai de la chance et je suis du bon coté de la barrière.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

